Quel intérêt de dire cette prose ?

Aujourd’hui : la forme du poème, son rapport avec la musique (d’où la présence du piano),

Hier : la volonté du Tsar d'être moderne,

La glorification de la ville lumière Paris et son modernisme,

La volonté de Cendrars d’être un poète moderne qui comprend la pub et les slogans,

L'énergie juvénile et sa violence,

En cabotinant, il dit "Peu importe de savoir si je l'ai pris, l'important c'est que vous l'ayez pris avec moi".

Tout est faux dans ce récit. Le train ne va pas vite ; il fait du 50 km/h ce qui n'est pas excessif mais il suffit de raconter que les rails étaient mis bout à bout sur la glace pour ressentir alors un frisson de peur et qu'à 50 km cela ferait des dégâts,

Confronter la musique des notes à la musique des mots,

Ce qui est semblable à la démarche de Rimbaud chez Cendrars, c'est l'arrêt brutal de la série des grands poèmes. La grande affaire c'est la perte de son bras et une attitude de reporter, d'homme ayant vécu qui aime le risque, batailleur qui crée un mythe autour de lui.

Une idée. Un homme assis sur un tabouret. Son passé défile, parfois s'interrompt, puisrevient. Faire entendre cette flamme.

Un piano. " Le diable est au piano. Ses doigts noueux excitent toutes les femmes"

Un leitmotiv : la mémoire qui s'accélère, qui se répète, qui se lance. Un thème qui revient. C'est la mémoire et ses erreurs.